Merveilles de Maître

Lorsque ma mère est décédée.
Par soeur initiée Tsai Ming-e, Taipei , Formose.

        Ma mère souffrait depuis longtemps d'un cancer du foie, lorsqu'en juin 1999 elle prit froid et tomba dans le coma. Elle fut alors hospitalisée et reprit connaissance pendant plusieurs jours. Mais bientôt elle attrapa une hépatite et une septicémie qui mit fin à ses jours. Durant cette période, toute ma famille fut témoin de l'Amour et du pouvoir illimités de Maître dans l'accompagnement d'une amie initiée vers la mort.

       Depuis le début de la maladie de ma mère, nous n'osions pas prier Maître de la garder dans ce monde. Nous ne voulions pas augmenter ses souffrances. Nous priions seulement Maître de faire le mieux pour notre mère. Après qu'elle eut été hospitalisée, les membres de notre famille entendirent les Noms Sacrés résonnant dans leur tête. Pendant que nous méditions à l'extérieur du service de soins intensifs, les Noms Sacrés se répandaient dans l'atmosphère, nous enveloppant complètement. Le couloir brillait de lumière pendant que les Noms Sacrés me secouaient jusqu'au fond du coeur. Mes frères et mes soeurs me dirent avoir eu, eux aussi, de très bonnes expériences intérieures.

       Plus tard, lorsque ma mère fut transférée dans un service normal de soins, nous avons pensé que c'était pour y rendre son dernier soupir. Son visage noircissait et ses yeux se révulsaient. C'était une femme très obstinée avec une très forte volonté, c'est pourquoi elle souffrait beaucoup plus. Incapables de la regarder supporter ses souffrances nous récitions les Noms Sacrés de tout notre coeur. Stupéfiée, j'ai néanmoins continué à entendre dans la pièce les Noms Sacrés sur deux niveaux, l'un élevé, l'autre plus bas. J'entendis aussi le tintement de grosses et de plus petites cloches invisibles. A onze heures, l'un de mes frères aînés voyant que toutes mes soeurs étaient très déprimées, nous dit qu'il alla au Paradis avec notre mère où ils virent de magnifiques édifices rayonnant de lumière. Un initié qui était venu pour méditer, nous révéla aussi qu'il vit Maître emmener notre mère au Paradis, laissant seulement une corde la relier à son corps physique. Cela étant probablement dû à ce qu'elle pensait à mon père qui était encore chez nous à ce moment-là.

       Le jour suivant, le docteur nous dit que notre mère pouvait s'en aller à tout moment. Les yeux mi-clos, elle semblait attendre quelque chose. Nous réalisâmes qu'elle voulait quitter l'hôpital et retourner à la maison, après avoir constaté que son corps refusait les intraveineuses qu'on lui administrait. Nous l'emmenâmes donc à la maison et nous nous rassemblâmes autour d'elle, pour chanter des chants bouddhistes. Elle s'en alla dans la paix, alors qu'elle s'était enfoncée dans un sommeil profond et serein. Elle semblait plus belle que jamais. Pendant plusieurs jours après cela je me sentis profondément bénie. Mon attention était concentrée sur mon oeil de sagesse, pendant que des chants bouddhistes résonnaient dans mon esprit et que l'énergie du côté droit était énorme. Oh ! Maître, vous êtes vraiment l'Océan d'Amour et la Rivière de Vie que vous dites être dans votre chanson.

       En premier lieu nous pensions que nous aiderions notre mère à supporter ses souffrances et à l'aider à se libérer de son attachement envers nous. Mais nous avions tort. Lorsque les bénédictions de Maître sont si puissantes, c'est nous qui sommes élevés et bénis. Notre mère aurait voulu être religieuse quand elle était jeune. Elle a été un exemple pour nous aussi bien dans sa vie qu'au moment de la mort où elle n'a montré aucune peur d'abandonner son corps physique pour renaître dans un autre monde. Elle nous a aussi montré que le pouvoir d'Amour de Maître était sans limite. Jusqu'au moment de sa mort, notre mère a continué à nous aider en nous apportant de grands mérites.

       Six jours après sa mort, le corps de notre mère a subi la crémation, laissant parmi les cendres des reliques colorées qui nous rappelèrent les splendeurs du ciel. Nous avons distribué celles-ci aux membres de notre famille pour qu'ils les ramènent chez eux. Deux jours après avoir été vues par les gens de ma famille de Taipei, mes reliques tournèrent à la couleur crème. Lorsque ma plus jeune soeur retourna en Malaisie, plus de dix jours après, elle montra à son mari et à ses enfants les reliques de notre mère et leur dit que Maître l'avait conduite au Paradis. Les reliques ne changèrent pas de couleur jusqu'à ce que sa famille ne les ait vues. Les trois enfants non-initiés de ma soeur (qui le sont aujourd'hui) ne trouvant rien d'autre à dire, s'exclamèrent : "Maman, cette Méthode Guan yin est vraiment formidable !" Après l'année passée les reliques sont devenues plus grosses. Leur existence n'est pas importante, puisque nous savons avec la certitude de la foi que Maître a emmené notre mère au-delà des trois royaumes. Mais je pense que notre mère les a laissées derrière elle pour que ses vingt enfants et petits enfants qui restent sur terre, aient un témoignage du chemin de la Vérité et qu'elles soient une inspiration pour que nous continuions à progresser.

       Le départ de notre mère m'a donné aussi une autre expérience des bénédictions de Maître. Alors que j'étais à l'hôpital, j'adressais des reproches à mon plus vieux frère : "Tu es ici pour voir maman ! Pourquoi es-tu sorti de l'hôpital pour faire du lèche-vitrines ?" C'est pour moi une mauvaise habitude que de juger les autres. L'une de mes soeurs, plus âgée, m'arrêta immédiatement. Le matin suivant, alors que je regardais les yeux mi-clos de ma mère, je me repentais intérieurement en m'adressant à Maître. Soudain mon coeur me fit terriblement mal. Je sentis une force puissante qui me secouait encore et encore dans mon oreille droite et dans tout mon corps. Les mots se précipitaient dans ma tête les uns derrière les autres : "Comment peux-tu dire que tu aimes ta mère profondément ? De quel droit peux-tu juger les autres ? Tu es une initiée. Tu as le Maître sur qui tu peux compter. Sur qui ton frère aîné peut-il compter ? Vous tous le méprisez, mais c'est aussi le fils de votre mère. Maman est la seule qui l'aime et l'accepte totalement comme il est. Y a-t-il quelqu'un qui peut l'aimer aussi inconditionnellement après que maman soit morte ? Il est le seul enfant qui n'a pas reçu l'initiation. Il fait déjà ce qu'il peut pour vous aider. Qui peut partager sa peine ?"

       C'était la forme de manifestation de Maître qui m'enseignait ! Je ressentis une forte vibration et une forte énergie. Les larmes coulaient de mes yeux. Aussitôt que mon frère apparut sur le pas de la porte de la chambre, je me précipitai vers lui et m'excusai. Maître votre Amour tout puissant m'a réveillée ! Bien que je sois souvent en colère dans mes relations avec les autres, je me calme maintenant aussitôt que je me souviens de cette expérience. Comme le disait Jésus : "Ne jugez pas les autres." C'est seulement le grand pouvoir d'amour de Maître qui peut dissoudre toutes les obstructions et réveiller l'esprit rigide de cette disciple paresseuse.

       J'ai été initiée voici neuf ans, et quoique n'ayant pas pratiqué très diligemment au départ, sans expérience de la lumière ni du son, Maître ne m'a jamais abandonnée. Elle a trouvé le moyen de continuer à m'élever. Depuis que ma mère est morte, j'ai eu l'expérience d'énormes changements. Je vois maintenant que ce qui me semble être des frustrations et des retards dans ce monde matériel, sont en fait des opportunités d'améliorations spirituelles. Après m'être assagie, mes expériences intérieures m'ont montré clairement que le grand pouvoir de Maître prend soin de ma vie. Tout ce que j'ai dans mon coeur c'est de la gratitude et rien d'autre que de la gratitude. Merci Maître, pour m'avoir gratifiée de tant de mérites. Sans mes expériences personnelles, ces histoires racontées par d'autres sembleraient bien lointaines. Maintenant, quand je lis les histoires dans la revue, cela me touche, parce qu'aujourd'hui je sais qu'elles sont réelles grâce à mes propres expériences.