Positif et négatif
 
Dit par le Maître Suprême Ching Hai, Centre du New Jersey, Etats-Unis
Le 24 juin 1992 (Initialement en anglais)
 

Nous possédons aussi une nature destructrice en nous. Cette tendance destructrice est plus ou moins importante en fonction de chacun, mais essayez de la contrôler. Sinon, vous portez en permanence votre esprit destructeur et cela est très négatif. Nous avons le négatif et le positif en nous, mais nous utilisons le négatif seulement quand c’est nécessaire. Je ne dis pas que nous ne pouvons pas l’utiliser, parce qu’utilisé à bon escient, le pouvoir négatif est très bien.
Tout comme les enfants à la maison, vous êtes toujours positifs avec eux, vous les encouragez, vous les aimez et leur parlez de ce qui est bien. Mais quand ils sont trop vilains, quand ils veulent être têtus, désobéissants et font des mauvais coups -- aux autres ou aux voisins -- alors vous devez avoir une attitude soi-disant négative. Mais en fait, dans ce cas, elle est positive.
Vous devez les gronder ou peut-être les punir légèrement, par exemple ils doivent se mettre à genoux, ou rester à la maison quand vous sortez, ou bien vous supprimez certains de leurs loisirs, argent de poche ou autre. Ces choses semblent négatives car « Oh ! Les parents doivent être toujours gentils, indulgents, parler avec douceur, alors pourquoi punir les enfants ? » Parce qu’ils le méritent, ils doivent l’être...  Sinon ils ne peuvent pas devenir positifs.
Voilà un exemple de pouvoir négatif utile. Ne dites pas que le négatif ne peut être utilisé ou que le positif puisse être utilisé tout le temps. Si vous utilisez le pouvoir positif ou une attitude positive d’une façon incorrecte, il devient négatif. Par exemple, votre enfant est très vilain -- vous lui avez déjà tout donné, mais il vole à l’extérieur pour le plaisir, ou parce qu’il s’associe avec les mauvais garçons, ou il prend de la drogue et casse les voitures -- vous lui avez parlé mais il ne change pas. Si vous continuez à le récompenser, à l’aimer, à lui pardonner, alors vous êtes négatifs. Alors votre attitude est négative. Vous le gâtez, vous lui faites du tort, vous êtes en train de ruiner son avenir, car un jour la police va l’attraper, les voisins vont l’avoir, ou un garçon plus fort va lui donner des coups, lui briser les os et tout son avenir ainsi que votre coeur. Dans ce cas, votre attitude positive est tout à fait négative.
Aussi, nous devons comprendre cette nature Yin-Yang et utiliser les deux en conséquence. Non pas détester l’un et s’attacher à l’autre, mais savoir comment les utiliser. C’est l’art de vivre, c’est la sagesse. Autrement, comment survivre dans ce monde avec nos bien-aimés ? Il doit y avoir des limites. C’est la même chose avec moi. Alors, ne vous attendez pas à ce que je vous donne des bonbons et sois tout le temps à vous sourire. Je dois faire certaines tâches négatives et les rendre positives, rendre positifs ces gens négatifs. Sinon, vous ne grandirez jamais.
 
 

La frustration est Bodhi
 
Par le Maître Suprême Ching Hai, Hsintien, Formose, le 22 août 1986
(Initialement en chinois)

Où que nous allions, observons toujours le monde avec notre œil de sagesse et traitons les êtres sensibles avec notre cœur divin. Quand nous serons justes et sans discrimination envers les gens, ceux-ci, à leur tour, seront naturellement bien disposés à notre égard. Et même s’ils nous traitent de la mauvaise manière, c’est une autre forme de « bienveillance », parce que c’est Dieu qui nous met à l’épreuve et nous donne une occasion d’apprendre.
 
 
 

Par le Maître Suprême Ching Hai, Taipei, Formose, le 2 mars 1990
 (Initialement en chinois)
Parfois, les gens se plaignent : « J’ai fait tout ce que j’ai pu pour bien pratiquer, mais je n’en n’ai rien retiré ». Ils n’ont sûrement pas été suffisamment sincères. Au lieu de se plaindre à Dieu, de perdre la foi en Bouddha ou de douter de notre maître, nous devrions faire notre examen de conscience pour chaque tache ou chaque noeud que nous n’avons pas délié ! Quand nous saurons que nous sommes vraiment sincères, les résultats seront là. Cependant, même si nous pensons quelquefois que nous ne sommes pas sincères, nous devons persévérer dans notre pratique spirituelle, faire des progrès et continuer. Un jour, le monde nous donnera la sincérité. Les maladies, les angoisses, les souffrances ou la mauvaise humeur occasionnelles nous donneront la sincérité. Ces situations malheureuses, ou ces frustrations nous éveilleront. Par conséquent, il y a toujours de l’espoir pour nous.
 
Distinguez clairement le vrai du faux
Par le Maître Suprême Ching Hai, méditation de groupe, Pune, Inde
            Le 23 novembre 1997 (initialement en anglais)
 
Ne vous égarez pas dans un enseignement soi-disant semblable ; ne soyez pas tentés par une voie facile, un substitut de l’illumination bon marché, un bonheur bon marché, et puis prendre cela pour de l’illumination. Ne vous trompez pas en ayant un comportement irresponsable, avec une façon pas très élevée de penser la route de la libération. Libération veut dire que vous êtes libérés de tout cela, de tout ce qui vous ennuie, de tout ce qui n’est pas bon, de tout ce qui n’est pas noble, de tout ce qui n’est pas beau, de ce qui vous attache, de ce qui vous étouffe et vous fait vous sentir coupable, vous fait sentir que vous n’êtes pas à l’image de Dieu. Tout désir fait vous sentir comme si vous brûliez, vous êtes passionnés, plein de concupiscence et de luxure ; la luxure est différente de l’amour, le sexe est différent que de s’offrir soi-même, que de célébrer l’amour entre deux personnes, même si les actes peuvent paraître les mêmes. Ne vous leurrez pas.
De même, ne soyez pas irresponsables par erreur, en vous engageant dans une conduite irrationnelle pour la libération. Libération n’est pas prendre du plaisir pour soi au prix de la souffrance des autres. Libération ne veut pas dire s’abaisser aux dépens de notre être le plus noble. La liberté a de nombreux coûts. Les gens qui vont et tuent les autres disent que c’est pour le concept de liberté et aussi pour la liberté tout court. La liberté ne veut pas dire enlever la liberté des autres. La joie ne veut pas dire que vous devez faire souffrir les autres.
 
 
Une méthode spirituelle simple mais élégante
Par le Maître Suprême Ching Hai, Pingtung, Formose
    Le 13 janvier 1990 (Original en chinois)
 
Nous devrions avoir un travail, prendre soin de nous physiquement et remplir nos obligations envers nos parents, la société et le pays ; mais nous devrions également nous consacrer deux heures et demi. Les huit ou dix heures (que nous dépensons pour le travail mondain) concernent uniquement notre corps physique et ne nous font pas beaucoup de bien, puisque lorsque nous travaillons trop, nous sommes fatigués, malades ou épuisés. Mais méditer ne nous fatigue pas. Plus nous méditons, plus nous devenons meilleurs et puissants, aussi, il est vraiment lucratif de méditer.
Bien que nous travaillions huit heures par jour et n'en obtenions pas un grand bénéfice, nous continuons quand même à travailler, car nous sommes sensés le faire ; et puisque nous avons ce corps, la société et les coutumes exigent que nous travaillions. Au contraire, ces deux heures et demi que nous dépensons pour la méditation, l'univers entier, le monde entier, la société toute entière, nos ancêtres, descendants, proches, amis et toute personne que nous aimons peuvent en bénéficier. Ainsi, ces deux heures et demi c'est le temps où nous travaillons véritablement. Si vous voulez trouver Dieu, vous n'avez besoin d'aller nulle part. Asseyez-vous simplement en méditation à la maison. Aussitôt que vous vous calmerez, Il viendra à vous. Il n'y a pas besoin de Le chercher. C'est très simple, il n'y a rien de difficile.
 
Par le Maître Suprême Ching Hai, Tainan, Formose
    Le 1er juillet 1991 (Initialement en chinois)

La méthode que nous pratiquons est merveilleuse. Nous pouvons méditer quand nous voulons, à tout moment. Quand nous sommes fatigués, nous pouvons méditer un instant, et alors nous nous sentirons tout à fait dispos. Quand nous nous ennuyons, nous pouvons aussi méditer, ainsi nous avons quelque chose à faire, quelque chose sur quoi nous appuyer, quelque chose qui nous fait nous sentir raffinés. Les gens à l'extérieur aiment boire, fumer, avoir des relations sexuelles multiples et finissent par nuire à leur propre corps, leurs pensées et contaminent leur propre esprit. A l’opposé, nous méditons, ce qui ressemble beaucoup  à l'élégante pratique spirituelle des temps anciens. Je me sens très fière de cette méthode et de cette façon de vivre, car nous pouvons toujours méditer et pratiquer spirituellement.